Prime d’entreprise

Quelle forme peut prendre une prime en entreprise ?

En entreprise, la prime peut être versée de plusieurs manières, selon les choix de l’employeur, les accords collectifs ou les pratiques internes. Montant fixe, pourcentage du salaire, avantages en nature ou encore bons et titres dédiés : les modalités sont variées et permettent d’adapter le dispositif aux besoins de l’organisation comme aux attentes des salarié.e.s.

Prime monétaire, la plus classique

La forme la plus répandue de prime d’entreprise est la prime monétaire. Versée directement sur la fiche de paie, elle s’ajoute au salaire : prime de 13ᵉ mois, prime de performance, prime exceptionnelle… Son montant et sa périodicité varient selon les accords collectifs, les usages de l’entreprise ou les décisions de la direction. Cette prime est perçue comme un signe de reconnaissance, ce qui renforce l’engagement et la motivation des équipes.

Prime en avantages en nature

La prime d’entreprise ne prend pas toujours la forme d’un virement sur le bulletin de paie. Elle peut aussi être attribuée sous forme d’avantages en nature. L’employeur peut mettre à disposition un logement de fonction, un véhicule de société, ou encore des équipements particuliers permettant de faciliter la vie quotidienne ou professionnelle des collaborateur.rice.s.

Prime affectée à un plan d’épargne

Certaines primes d’entreprise ne sont pas versées directement sur le compte bancaire des salarié.e.s, mais placées sur un plan d’épargne salariale. C’est le cas, par exemple, de l’intéressement ou de la participation. L’employeur peut proposer de les verser sur un PEE (Plan d’Épargne Entreprise) ou un PER (Plan d’épargne retraite), ce qui offre aux collaborateur.rice.s un moyen de construire leur patrimoine. Ils profitent d’avantages fiscaux et sociaux, tout en préparant des projets à moyen ou long terme (achat immobilier, retraite, etc.). Côté entreprise, c’est une façon de valoriser la performance collective tout en s’appuyant sur un dispositif encadré et sécurisé.

Prime sous forme de bons de réduction et de titres à payer

La prime d’entreprise peut aussi être distribuée autrement qu’en argent. Certaines organisations choisissent d’offrir des titres spécifiques ou des avantages dématérialisés, qui viennent compléter le revenu. On pense notamment aux titres-restaurant, aux chèques cadeaux ou encore aux cartes prépayées multi-enseignes.

Ces avantages salariés ne sont pas considérés comme des primes, mais ils répondent au même objectif : renforcer le pouvoir d’achat et offrir une reconnaissance tangible aux équipes. Leur atout principal est de combiner simplicité de gestion pour l’entreprise et liberté d’utilisation pour les bénéficiaires.

Ces solutions permettent aussi de profiter d’avantages fiscaux et sociaux pour l’employeur, tout en soutenant des dépenses essentielles (repas, culture, loisirs, transport, etc.). Elles s’inscrivent dans une politique RH (Ressources Humaines) plus globale qui contribue à la qualité de vie au travail.

Quand verser des primes dans votre entreprise ?

Les primes d’entreprise sont fixées par un contrat ou une convention collective, d’autres dépendent des résultats économiques ou marquent des temps forts de la vie professionnelle et personnelle.

Versement d’une prime selon la nature du contrat

Le moment où une prime d’entreprise doit être versée dépend du cadre qui l’instaure. Si elle figure dans un contrat de travail, un accord collectif ou résulte d’un usage d’entreprise, l’employeur est tenu de respecter les modalités qui y sont prévues. Cela peut concerner la date précise (par exemple, en décembre pour un 13ᵉ mois), la périodicité (prime annuelle, semestrielle ou mensuelle) ou encore des conditions particulières liées à l’ancienneté ou à la présence dans l’effectif à une certaine date mentionnée.

Lors du partage des résultats de l’entreprise

Certaines primes d’entreprise sont directement liées à la performance collective. C’est le cas de l’intéressement et de la participation. Ces deux dispositifs, encadrés par la loi, permettent d’associer les salarié.e.s aux résultats de l’organisation.

L’intéressement est une prime facultative, mise en place par accord collectif, qui dépend des performances ou des objectifs atteints.

La participation devient obligatoire dès que l’entreprise dépasse le seuil de 50 salarié.e.s. Son montant correspond à une part des bénéfices, redistribuée équitablement entre les collaborateur.rice.s.

Ces primes doivent être versées au plus tard le 31 mai de l’année suivant l’exercice concerné (par exemple, pour l’exercice 2024, le versement doit intervenir avant le 31 mai 2025). L’employeur peut proposer un versement immédiat ou offrir la possibilité de placer tout ou partie des sommes sur un plan d’épargne salariale.

La prime de partage de la valeur (PPV) – anciennement prime Macron – s’inscrit aussi dans cette logique. Elle peut être versée en une ou plusieurs fois dans l’année, dans la limite d’un versement par trimestre, à la date fixée par l’entreprise ou prévue par accord.

A la fin de l’année

La fin d’année est l’un des moments les plus courants pour le versement d’une prime d’entreprise : 13ᵉ mois, prime annuelle, prime exceptionnelle… L’objectif de la prime de fin d’année : soutenir le pouvoir d’achat des salarié.e.s au moment où les dépenses sont plus importantes (fêtes, cadeaux, déplacements, etc.) et marquer la reconnaissance de l’engagement fourni sur l’année écoulée.

A l’occasion d’événements nationaux ou collectifs 

Certaines primes sont versées aux évènements communs, comme Noël, la rentrée scolaire ou les fêtes de fin d’année. Ces périodes sont l’occasion pour l’entreprise de marquer son soutien et d’apporter un coup de pouce au budget des salarié.e.s.

Le versement peut se faire en argent, en chèques cadeaux ou sous d’autres formes avantageuses. Plus qu’une simple prime, il s’agit d’un signe de reconnaissance qui vient renforcer la cohésion et la motivation autour de temps forts partagés.

Lors d’évènements individuels ou personnels

Les primes d’entreprise peuvent aussi être versées à l’occasion d’événements marquants dans la vie d’un.e collaborateur.rice : mariage, naissance, déménagement, départ en retraite… Ces moments personnels sont autant d’occasions pour l’employeur de témoigner de son soutien et de renforcer le lien de proximité avec ses équipes.

Prime d’ancienneté à verser à date d’anniversaire de l’embauche

La prime d’ancienneté est un outil de reconnaissance envers un.e salarié.e au sein de l’entreprise. Prévue dans certaines conventions collectives ou accords d’entreprise, elle augmente souvent avec les années passées dans l’organisation. Cette prime d’entreprise peut être versée à la date anniversaire d’embauche, ou selon la fréquence définie par l’accord. C’est une façon de reconnaître la fidélité et l’expérience des collaborateur.rice.s.

Ponctuellement dans l’année selon la performance de l’entreprise

Certaines primes sont mises en place ponctuellement, en fonction de la situation de l’entreprise ou de l’implication des équipes. Cela peut être une prime collective pour saluer un projet réussi, ou une prime individuelle pour récompenser l’engagement particulier d’un.e collaborateur.rice.

Quelles sont les primes les plus appréciées en entreprise ?

Certaines primes d’entreprise sont devenues des classiques attendus par les équipes — comme le 13ᵉ mois ou la prime d’ancienneté — tandis que d’autres répondent à des enjeux plus récents, comme la mobilité ou la performance individuelle.

Prime du 13e mois

Le 13ᵉ mois est une gratification annuelle qui permet aux salarié.e.s de percevoir 13 salaires sur l’année au lieu de 12. Il s’agit d’un complément de rémunération bien distinct du salaire de base.

Cette prime d’entreprise n’est pas automatique : elle doit être prévue dans le contrat de travail, une convention collective, un accord d’entreprise ou résulter d’un usage établi pour être due. Elle apparaît de façon claire sur la fiche de paie et est soumise aux cotisations sociales ainsi qu’à l’impôt sur le revenu.

Son montant varie selon les accords applicables. Le plus souvent, il correspond à un mois de salaire brut, mais certaines entreprises retiennent la moyenne des rémunérations perçues au cours de l’année.

Prime d’ancienneté

La prime d’ancienneté valorise l’engagement et la loyauté des salarié.e.s envers l’entreprise. Elle n’est pas prévue par la loi mais peut être instaurée par une convention collective, un accord d’entreprise ou une décision unilatérale.

Son calcul repose souvent sur un pourcentage du salaire de base qui augmente avec les années d’ancienneté. Par exemple, 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, puis 9 % après 9 ans, et ainsi de suite. D’autres accords prévoient des montants forfaitaires évolutifs.

Intéressement

L’intéressement est une prime liée aux performances de l’entreprise. Il s’agit d’un dispositif facultatif, mis en place par accord collectif, qui permet d’associer les salarié.e.s aux résultats ou à l’atteinte d’objectifs prédéfinis.

L’accord peut fixer des critères financiers (résultat net, chiffre d’affaires, marge) ou extra-financiers (qualité, productivité, satisfaction client) pour toucher cette prime d’entreprise. Les sommes versées peuvent être touchées immédiatement ou placées sur un plan d’épargne salariale, ce qui ouvre droit à des avantages fiscaux et sociaux intéressants.

Participation

La participation est une prime d’entreprise obligatoire pour celles qui comptent plus de 50 salarié.e.s. sur cinq années consécutives. Elle consiste à redistribuer une partie des bénéfices réalisés chaque année, selon une formule légale ou une formule de calcul prévue par accord.

Le montant attribué à chaque salarié.e dépend de critères comme le salaire, le temps de présence ou une répartition égalitaire entre tou.te.s. Comme pour l’intéressement, les sommes peuvent être perçues immédiatement ou placées sur un plan d’épargne salariale.

Prime mobilité

La prime mobilité, aussi appelée « indemnité transport » ou « forfait mobilités durables », est un avantage qui prend en compte les déplacements domicile-travail des salarié.e.s. Elle vise à encourager des solutions plus respectueuses de l’environnement, comme le vélo, le covoiturage ou les transports en commun.

Cette prime d’entreprise peut être mise en place par l’employeur de manière volontaire ou prévue par un accord collectif. Elle ouvre droit à un régime social et fiscal avantageux : l’aide est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu jusqu’à 600 € par an et par salarié.e, dont 300 € maximum pour les frais de carburant.

Prime de performance

La prime de performance est une rémunération variable qui vient s’ajouter au salaire fixe. Elle est attribuée lorsque des objectifs définis à l’avance sont atteints, qu’ils soient individuels (par exemple, un chiffre d’affaires à réaliser) ou collectifs (comme la réussite d’un projet d’équipe).

Ce dispositif permet de valoriser les efforts réels des collaborateur.rice.s et d’encourager leur implication. Le cadre doit toutefois être clair et sécurisé. Les critères retenus doivent être objectifs, mesurables et communiqués en amont. Elle est en principe soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, sauf exceptions prévues par la réglementation (par exemple, la prime de partage de la valeur qui bénéficie d’un régime fiscal avantageux).

Des solutions pour compléter ou substituer les primes en entreprise

Des solutions pour compléter ou substituer les primes en entreprise

Les primes d’entreprise restent un levier pour récompenser et fidéliser les salarié.e.s. Mais elles ne sont pas toujours possibles ou adaptées, notamment en raison de leur coût social et fiscal. C’est pourquoi de nombreuses organisations choisissent de les compléter — ou parfois de les remplacer — par des avantages sociaux. Ces dispositifs, proposés par le CSE (Comité Social et Economique) et l’employeur, offrent à la fois un soutien concret au pouvoir d’achat et des bénéfices fiscaux pour l’entreprise.

Le titre-restaurant

Parmi les alternatives les plus appréciées à la prime d’entreprise, on retrouve le titre-restaurant. Avec la carte déjeuner Upcoop, chaque salarié.e bénéficie d’un budget quotidien pour régler ses repas, en présentiel comme en télétravail.

L’avantage est double : pour l’employeur, la participation est exonérée de cotisations sociales et fiscales dans la limite de 7,26 € par jour et par personne ; pour les bénéficiaires, c’est un vrai coup de pouce au quotidien, puisqu’ils peuvent utiliser leur carte dès 1 € et jusqu’à 25 € par jour dans plus de 253 500 points de restauration ou commerces partout en France, en physique ou en ligne.

La carte déjeuner Upcoop séduit aussi par sa souplesse d’utilisation : paiement sans contact, possibilité d’utiliser Google Pay ou Apple Pay, gestion simple via l’application MonEspaceUp, et même des euros à cagnotter grâce au programme Up+.

La carte cadeau ou le crédit digital

Avec la carte cadhoc, les salarié.e.s profitent d’un accès à plus de 875 enseignes, 65 000 points de vente et plus de 100 sites e-commerce. Elle est éligible aux 11 événements URSSAF et reste exonérée de cotisations sociales et fiscales dans la limite de 196 € par bénéficiaire et par événement. Simple à utiliser, elle permet des achats fractionnés, au centime près, et s’adapte aux habitudes de consommation.

Autre option, le crédit UpC’kdo, 100% digital. Il est attribué directement sur une plateforme en ligne et convertible en e-bons d’achat, e-cartes ou abonnements. Les bénéficiaires peuvent choisir parmi une large sélection d’enseignes et d’univers (culture, multimédia, sport, loisirs, voyages…), avec une gestion sécurisée et personnalisable pour l’entreprise. Là encore, l’avantage bénéficie d’une exonération sociale et fiscale dans la limite de 196 € par événement (selon la réglementation URSSAF en vigueur).

Le CESU ou e-CESU

Le CESU, disponible en version papier ou dématérialisée (e-CESU), permet de financer les services à la personne : garde d’enfants, aide aux devoirs, soutien scolaire, ménage, repassage, jardinage ou encore accompagnement de personnes âgées.

Il répond à un besoin concret d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, tout en offrant un avantage fiscal aux employeurs. La contribution de l’entreprise est exonérée de cotisations sociales et fiscales dans la limite de 2 540 € par an et par bénéficiaire, et elle ouvre droit à un crédit d’impôt de 25%, jusqu’à 500 000 € par an pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés.

Du côté des bénéficiaires, pouvoir financer une aide au quotidien allège la charge mentale et libère du temps, ce qui favorise le bien-être et la disponibilité au travail. Pour les organisations, le CESU se met en place rapidement et peut être financé totalement ou partiellement par l’employeur.

Le chèque culture ou loisirs

Outre les primes d’entreprise, il existe aussi des solutions qui misent sur l’accès à la culture et aux loisirs.

Le Chèque Culture ouvre les portes à près de 8 000 partenaires, dont 4 500 sites culturels, 3 500 librairies indépendantes et les grandes enseignes comme Fnac, Cultura ou E.Leclerc. Spectacles, musées, cinémas, parcs animaliers, théâtres : la diversité des choix en fait un outil apprécié et simple à offrir.

Le Chèque Sport&Loisirs mise sur l’activité physique et la détente. Avec plus de 20 000 partenaires en France, il permet de financer des activités très variées : fitness, yoga, natation, bowling, golf, équitation, spa, escape game ou encore accrobranche. Il peut être utilisé pour une séance ponctuelle comme pour un abonnement, ce qui le rend particulièrement flexible.

Ces deux dispositifs incarnent une même idée : donner un coup de pouce aux équipes au-delà du travail, qu’il s’agisse de culture, de sport ou de loisirs. Pour les entreprises et les CSE, c’est une manière de soutenir le pouvoir d’achat tout en favorisant la convivialité et le bien-être collectif.

Et si vous repensiez votre politique RH avec Upcoop ?

Il existe toutes sortes de primes d’entreprise pour valoriser vos équipes : 13ᵉ mois, prime d’ancienneté, participation, intéressement… Mais récompenser vos salarié.e.s et soutenir leur pouvoir d’achat ne passe pas seulement par une ligne supplémentaire sur la fiche de paie.

Un des leaders français sur le marché des avantages aux salariés et acteur incontournable de l’Économie Sociale et Solidaire, Upcoop accompagne les entreprises et les CSE avec des solutions simples à mettre en place et 100 % sécurisées. Upcoop met à disposition une expertise juridique, un service client réactif et un suivi continu pour que chaque organisation tire le meilleur parti de ses dotations. Résultat : moins de contraintes de gestion, plus de valeur perçue par les équipes, et des actions sociales qui ont du sens.

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