Inspirations | Une économie sociale, solidaire et écologique

L’ESS, la réponse à une envie grandissante « d’économie autrement »

4 min
18.11.2021

Novembre, mois de l’Economie Sociale et Solidaire, est l’occasion d’un coup de projecteur sur ce secteur, producteur de richesse nationale et de plus en plus attractif à une époque où salariés et jeunes diplômés sont en quête de sens dans le travail.

L’ESS : un secteur économique qui pèse

Quel est le point commun entre une association, une fondation et une entreprise coopérative ? Pas grand-chose à première vue, sauf que toutes ces structures appartiennent au secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Un pan de l’économie qui n’a rien d’anecdotique, puisque l’ESS représente en France plus de 200 000 entreprises qui emploient 2,38 millions de salariés pour 10% du produit intérieur brut, selon le ministère de l’Economie et des Finances. L’ESS, c’est aussi 14% de l’emploi salarié privé dans l’Hexagone.

Un secteur représenté par une Secrétaire d’Etat dédiée, Olivia Grégoire, et bien implanté dans le paysage économique, comme l’a souligné Jérôme Saddier, président d’ESS France, lors du lancement de cette édition 2021 du mois de l’ESS : « L’ESS ne doit pas être vue comme le modèle alternatif, mais comme une entité et un ensemble d’acteurs ancrés dans le modèle républicain français »

Une grande diversité unie par des principes forts…

L’ESS regroupe cinq types de structures : les associations loi 1901, les fondations, les mutuelles à but non lucratif, les coopératives à la gouvernance démocratique et les entreprises commerciales d’utilité sociale. Ces dernières ont bel et bien pour but de créer de la valeur mais leur finalité sociale est prioritaire par rapport aux objectifs économiques. Les principes qui rassemblent les structures de l’ESS sont : une gestion démocratique, l’utilité collective ou sociale du projet, la mixité des ressources et/ou la valeur partagée.

… à l’attractivité grandissante…

Loin de plomber le secteur de l’ESS, les différentes crises économiques et sanitaires ont renforcé son attractivité. « Après l’effet de sidération, les conséquences de la crise du Covid19 ont entraîné une remise en question du modèle de l’économie classique, et amené de nombreux observateurs à réfléchir à de nouvelles approches », souligne en octobre 2020 le baromètre OpinionWay de la nouvelle performance des entreprises. 85% des salariés et 82% des dirigeants estiment désormais qu’une entreprise « performante » doit prendre en compte les aspects humains et l’impact environnemental autant que les résultats financiers.

… surtout chez les jeunes

Du côté des étudiants, cette soif d’une « économie autrement » se précise nettement. Selon une étude réalisée auprès plus de 6000 étudiants et jeunes diplômés de grandes écoles pour le Boston Consulting Group, près de 7 sur 10 souhaiteraient faire un stage ou travailler dans le secteur de l’ESS. L’utilité sociale du travail est d’ailleurs ainsi un prérequis absolu pour plus de la moitié des étudiants et jeunes diplômés interrogés.

Le baromètre de l’entrepreneuriat social 2020 confirme cette attractivité : 45% des 18-24 ans se déclarent intéressés par l’économie sociale et solidaire pour lancer leur propre activité et 59% pour y travailler . De quoi renforcer l’optimisme du secteur, qui résiste à la crise : 89% des entrepreneurs sociaux estiment que les perspectives de développement de l’entrepreneuriat social sont bonnes en France, un chiffre stable, qui reflète une certaine confiance dans l’avenir malgré la crise sanitaire. Celle-ci n’apparaît d’ailleurs comme une menace « que pour 5% des entrepreneurs sociaux sondés, 6 sur 10 considérant plutôt qu’il s’agit d’une opportunité pour le secteur », précise le baromètre.

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